Histoire/patrimoine

HISTOIRE DE LA VILLE

La ville de Gonfreville l’Orcher a une longue histoire. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la commune n’est guère plus qu’un gros village malgré la présence d’usines importantes, telles que la fonderie Bassot et la Corderie du Commerce, dans le hameau de Gournay-en-Caux. L’implantation des usines Schneider (actuelle usine Aircelle) à Mayville puis la construction de la Compagnie Française de Raffinage (actuelle raffinerie Total) vont commencer à changer la physionomie de la ville.

Mais ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que Gonfreville l’Orcher va prendre véritablement son essor, avec l’installation des cités provisoires destinées à accueillir les familles sinistrées de la région havraise. De 1945 à 1947, le camp militaire Philipp Morris fut un des plus importants camps de transit américains de la Normandie. Il s’étendait sur 525 hectares. Cette véritable “ville” disposait d’un cinéma-théâtre le Capitol, d’un restaurant, d’un hôpital… et eut comme interprète le futur écrivain Morris (Maurice dans la réalité) Dumoulin. En quelques mois, la population gonfrevillaise passera ainsi de 4446 à plus de 8000 habitants ! Ces cités, qui ne disparaîtront qu’à l’orée des années 1980, vont laisser des traces. Elles contribueront à forger l’identité actuelle des Gonfrevillais faite de courage et de pugnacité.

De la bulle du pape Innocent III, reconnaissant officiellement l’église de Notre-Dame-de-Consolation en 1203, au jeune Raymond Queneau s’y rendant en promeneur, l’histoire de Gonfreville l’Orcher passe par le hameau de Gournay-en-Caux. Une histoire… d’eau ! Elle est à l’origine de l’existence des moulins, de la corderie, puis de la fonderie Bassot. Des étangs, l’on voit parfois s’envoler un héron tandis que la rivière Saint-Laurent s’écoule paisiblement à travers le hameau…


Mayville, c’était à l’origine la ville de May (Marie-Zélie) Schneider. Ainsi en avait décidé Eugène Schneider. C’était l’époque des “Maîtres des Forges” et des “Deux cents familles”. L’histoire les a heureusement dépassés. Les usines Schneider, de 1897 à 1937, furent un véritable creuset. Les ouvriers vinrent d’un peu partout. Et même de Chine, durant la Première Guerre mondiale !

PATRIMOINE

Depuis près de mille ans, le château d’Orcher surveille l’estuaire. Du célèbre Law, qui en fut propriétaire, à la famille d’Harcourt, les siècles ont passé sans entamer sa vigilance. Ne fut-il pas édifié pour protéger l’entrée de la Seine ? D’où son imposant donjon, carré et crénelé, surplombant la zone industrielle. La forteresse a été transformée au 18ème siècle en habitation.

Tous les ans, pendant le deuxième week-end d’octobre, le château d’Orcher accueille « Plantes en fête », le rendez-vous incontournable des amateurs de jardin en Normandie. Au programme : expo vente, conférences, rencontres et ateliers ludiques…
(Informations auprès de l’association Esprit de Jardin, située à La Ferme du Château d’Orcher, Rue du général d’Harcourt | 02 35 45 08 62)

Informations pratiques : l’entrée du château est située rue du Colombier | site

Situé RD 6015, le manoir de Bévilliers, classé monument historique en 1924, est un joyau de la renaissance, et témoigne de la rencontre entre l’art italien et le style cauchois. Il accueille dans son cadre somptueux et champêtre l’Académie de golf de Normandie depuis 2012 (site )

Cet édifice fondé au X siècle a d’abord été construite dans un style roman. Elle fut endommagée par un incendie entre 1865 et 1870 puis reconstruite dans un style gothique.

L’église, située rue Maurice Thorez, est également mise en lumière dès la tombée de la nuit ce qui permet de découvrir l’édifice autrement.

La bulle du pape Innocent III, reconnaît officiellement l’église de Notre-Dame-de-Consolation en 1203. Sa spécificité se trouve dans sa construction en croix grecque et non latine. L’église renferme une statue de la Vierge de 1872, mais aussi des vitraux de l’extrême fin du XIXème siècle. L’Église se situe Place de l’Église dans le quartier de Gournay-en-caux.

Située dans le quartier des côtes blanches, fondée en 1204 par Guillaume d’Angerville, elle a été ruinée pendant la guerre de Cent Ans et fut reconstruite durant la deuxième moitié du XVème siècle. Au XVIIème siècle, elle n’est plus desservie régulièrement. L’ensemble actuel conservant des cheminées du XVIIème siècle, a été remanié au XIXème siècle. Il avait été vendu en 1791, comme bien national et une maison y fut alors érigée. C’est actuellement une propriété privée.

Du XVème siècle, un colombier surplombe l’actuelle cité commerciale du centre-ville. Il a donné son nom à la place: la place du Vieux Colombier.

Pour en savoir plus sur le patrimoine touristique du Pays Cauchois et de la Baie de Seine, cliquez ICI

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