Réunis en conseil municipal le 29 juin 2026, les élus ont adopté à l’unanimité une motion pour dénoncer la violation des droits des prisonniers politiques sahraouis.
Depuis 51 ans, le territoire du Sahara occidental est colonisé illégalement par le Maroc, privant les Sahraouis de leur terre et pillant les ressources naturelles (phosphate, or, pétrole, poissons). Le peuple sahraoui est divisé en deux : ceux qui vivent dans les campements de réfugiés dans le désert algérien, et ceux qui vivent dans les territoires occupés subissant une oppression récurrente.
Suite au mouvement de protestation de Gdeim Izik en 2010, plusieurs militants sahraouis ont été condamnés à de lourdes peines (de 20 ans de prison à la perpétuité). L’un d’eux, Naâma Asfari a entamé le 8 juin 2026 une nouvelle grève de la faim illimitée pour dénoncer leurs conditions de détention.
Le 20 mai 2026, le Comité des Nations-Unis contre la torture a conclu pour la 12ème fois que le Maroc avait violé les droits des détenus sahraouis, en pratiquant notamment des mauvais traitements voire des actes de torture.
En adoptant une motion en conseil municipal, la Municipalité appelle à l’ouverture d’enquêtes indépendantes, à l’annulation des condamnations injustes et à la libération des prisonniers politiques sahraouis. Elle demande également à la France d’intervenir pour que le Maroc respecte le droit international et les droits humains.
La Ville réaffirme une nouvelle fois son engagement en faveur de la justice, de la solidarité internationale et du respect des droits fondamentaux.
Visionnez le documentaire Dis leur que j’existe (sorti en 2016) qui trace le portrait de Naâma Asfari, juriste et militant indépendantiste sahraoui, condamné à 30 ans de prison par le Maroc.