Vous êtes ici : Accueil>
Mémoire

La Maison du Patrimoine et des Cités Provisoires inaugurée

Article mis en ligne le 14-05-2019 permalien

Le 8 mai, rue du 8 mai 1945 a été inaugurée la Maison du Patrimoine et des Cités Provisoires. Cette date n’a pas été choisie par hasard, elle marque le début de la construction du camp Philip-Morris il y a 74 ans.


Inauguration de la Maison du Patrimoine et des Cités Provisoires
Le ruban inaugural a été coupé par Jean-Paul Lecoq, député, Alban Bruneau, maire, Sandra Haucheorne, adjointe au maire chargée de la Culture et Jean-Michel Burette, président de l’AGCP.

Jean-Paul Lecoq, député, Alban Bruneau, maire, Sandra Haucheorne, adjointe au maire chargée de la Culture et Jean-Michel Burette, président de l’Association gonfrevillaise des cités provisoires (AGCP), ont coupé ensemble le ruban inaugural.

Les deux anciens baraquements sont les vestiges d’un gigantesque camp de transit de troupes et de matériel construit par l’armée américaine en 1945 et qui abrita jusqu’à 35 000 militaires : le camp Philip Morris. Après le départ des alliés en 1947, les camps cigarettes se sont alors transformés en cités provisoires pour les réfugiés des bombardements du Havre : cité Arthur-Fleury, cité Marcel-Gondouin, cité de l’hôpital.

Inauguration de la Maison du Patrimoine et des Cités Provisoires
Discours d’Alban Bruneau, maire

Dans son discours, le maire a précisé que "les habitants de ces cités ont su développer un réseau de solidarité et d’entraide qui est devenu ce qu’on a appelé l’esprit gonfrevillais. Un état d’esprit combattif et revendicatif, acteur de toutes les luttes sociales. Cette maison des cités provisoires est là pour nous rappeler quelles sont nos racines. Notre ambition aujourd’hui est donc de les faire vivre et si possible de les développer et surtout de transmettre aux jeunes générations."

Inauguration de la Maison du Patrimoine et des Cités Provisoires
Jean-Michel Burette, président de l’AGCP, accompagné des membres du premier bureau l’association : Jacqueline Mangin, Fabienne Rialland, Michel Bellenger et Christian Yvelin.

Pour Jean-Michel Burette, président de l’Association gonfrevillaise des cités provisoires (AGCP), "la boucle est bouclée." Créée en 2005, l’AGCP a œuvré à raviver la mémoire de cette période de l’histoire gonfrevillaise. "Plusieurs évènements ont marqué ces quatorze années de travail. Notre grande première fut l’exposition en 2006 au Clec de photos de classes de 1948 à 1980. Un vrai succès ! Le livre Mémoires des cités sous la direction scientifique de l’historien John Barzman nous fait revivre à travers témoignages des habitants l’esprit des cités provisoires, la convivialité, la fraternité, et surtout la solidarité. Ensuite, il y a eu le film La Mémoire en fumées réalisé par l’association du grain à démoudre en partenariat avec l’Agies et le cinéaste Jean-Marie Châtelier. Un magnifique film sur la transmission et la mémoire. Parmi les temps fort, on peut citer la pièce de théâtre Tranches de vie, écrite et mise en scène par Eric Maniable. A l’ECPC, la troupe théâtrale de l’Aglec jouait des saynettes du quotidien des habitants des cités, le travail, les loisirs, les chansons…"

Inauguration de la Maison du Patrimoine et des Cités Provisoires
Discours de Jean-Paul Lecoq, député

L’ancien maire et actuel député Jean-Paul Lecoq n’a pas caché sa fierté de voir aboutir ce projet de Maison du Patrimoine gonfrevillais. "L’AGCP avait cette volonté forte de ne pas oublier le passé, de raviver les mémoires pour transmettre aux générations suivantes. L’association et ses bénévoles ont fait un gros travail de recherches, de collectes, de reconstitution… Le rôle de la Municipalité a été de mettre les moyens en œuvre pour appuyer cette belle idée. Nous l’avons rêvé, nous l’avons fait ! Avec cette Maison du Patrimoine, nous transmettons cette belle page de l’histoire de la ville avec des moyens modernes et adaptés à notre époque."

Dans le premier baraquement, un espace est dédié au campement militaire américain puis une deuxième salle plongera le visiteur dans la vie des cités provisoires à partir de 1947. La scénographie est notamment basée sur des images d’archives, des témoignages audio et vidéo d’anciens habitants, des plans, des frises chronologiques, des maquettes confectionnées par les membres de l’AGCP.

Inauguration de la Maison du Patrimoine et des Cités Provisoires
Le deuxième baraquement replonge le visiteur dans les cités provisoires des années 1960. Ici la cuisine.

Le deuxième baraquement est un espace immersif dans les années 1960, avec une reconstitution des pièces principales : cuisine, salle à manger et chambre. Dans chaque pièce, des objets de la collection de l’AGCP (télévision, transistor et tourne-disque) ont été équipés numériquement pour permettre des diffusions audiovisuelles (témoignages, films, photographies). Avec humour, Jean-Paul Lecoq a toutefois regretté deux choses manquantes selon lui à la reconstitution. "D’abord, le journal L’Humanité qui avait l’habitude de trôner sur la table, symbole de la vie des ouvriers. Dans la cuisine, on peut entendre les conversations, mais il y manque surtout l’odeur du traditionnel Pot-au-Feu !"

PRATIQUE
La maison du patrimoine et des cités provisoires est ouverte au public chaque mercredi, de 14h à 17h30 jusqu’à la fin juin.
A partir du 4 septembre, ouverture au public les mercredis et samedis de 14h à 17h30. Entrée libre.

©PHOTOS et TEXTE : Stéphanie Pouteau-Debris.


Pour en savoir +  Plus de photos sur la page Facebook de la Ville

Enregistrer au format PDF

Voir tous les évènements


PROGRAMMATION CINÉMA MUNICIPAL

Programmation Cinéma Municipal

WEB TV