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Voeu

Solidarité avec les salarié.e.s de Girpi

Article mis en ligne le 29-05-2018 permalien

Le 28 mai, le conseil municipal a voté à l’unanimité un vœu de soutien aux salarié.e.s de l’entreprise harfleuraise.


Alban Bruneau, maire, est allé écouter les salarié.e.s menacé.e.s devant l’entreprise.

Le 23 mai, à l’occasion d’un rassemblement de l’intersyndicale (CGT, CFDT, CFE-CGC) aux portes de l’entreprise Girpi d’Harfleur, Alban Bruneau, maire, était allé apporter le soutien de la municipalité aux salarié.e.s menacé.e.s par un plan social. Une nouvelle mobilisation était organisée le 25 mai. Marc Guérin, 1er adjoint au maire, et Jean-Paul Lecoq, député, étaient présents aux côtés de nombreuses délégations syndicales (Dresser, Ligue havraise, Dockers, Cheminots, Yara, Omnova, Eramet, Sidel, retraités...).

C’est donc tout naturellement qu’Alban Bruneau a présenté un vœu le 28 mai lors de la séance du conseil municipal pour s’opposer au plan de licenciements injustifié chez Girpi.

Le vœu a été adopté à l’unanimité. Le voici :

Spécialiste de l’injection plastique depuis 1957, l’entreprise GIRPI, implantée sur Harfleur et Gonfreville l’Orcher, est reconnue pour son savoir faire et ses innovations industrielles qui en ont fait un leader Français dans la production et la commercialisation des systèmes de canalisations en matériaux de synthèse (PVC, PVCC) pour le secteur du bâtiment.

L’entreprise se porte bien malgré une très légère baisse de son chiffre d’affaires l’année dernière (67 Millions d’euros en 2017). Sa marge bénéficiaire nette a atteint cette même année le record historique de 13 %. Dans le même temps, le taux de participation et d’intéressement aux bénéfices attribués aux salariés il y a quelques mois, a fait un bon en avant à deux chiffres (18,5 %) par rapport à 2016.

Pourtant, sous la pression du groupe européen ALIAXIS qui en est propriétaire, la direction de GIRPI vient d’informer ses salariés de la mise en place d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE), en d’autres termes d’un plan de licenciements pour motifs économiques, touchant 21 postes sur les 220 de l’entreprise.

Les 21 postes visés regroupent la quasi-totalité des fonctions supports de cette entreprise, c’est-à-dire des fonctions non liées directement à la production, telles les finances, les ressources humaines, les achats… et appelés à être regroupés sur le site de la société NICOLL à Cholet, autre entreprise du groupe ayant une activité similaire à celle de GIRPI mais disposant d’un volume de production plus important.

Considérant que le motif économique de ce plan social n’est nullement justifié comme en atteste la marge bénéficiaire nette dégagée par GIRPI en 2017 et les primes de participation et d’intéressement aux bénéfices versés à ses salariés.

Considérant que ce plan social fragilise l’entreprise GIRPI en lui ôtant ses capacités autonomes dans la conduite de ses activités au sein du groupe ALIAXIS.

Considérant que la suppression des fonctions supports locales peut être la première étape d’une délocalisation de la production, et donc d’une réduction ou d’une suppression de la capacité de production de GIRPI.

Considérant les conséquences de cette décision pour les 21 familles promises à choisir entre le chômage, la mutation ou la formation sur des fonctions productives avec risque de pertes de rémunération, alors même qu’elles ont contribué par leur travail aux bénéfices réalisés chaque année par leur entreprise et ses actionnaires.

Considérant l’importance de préserver et de développer les outils et capacités industrielles sur la commune de Gonfreville l’Orcher et plus généralement sur l’agglomération havraise.

Considérant la contestation du PSE par les organisations syndicales de l’entreprise et la mobilisation engagée par les salariés de GIRPI pour que la direction de leur entreprise et de leur groupe renonce à ce projet nocif pour l’emploi.

Considérant l’excellente santé financière du propriétaire de l’entreprise, le groupe européen ALIAXIS, leader mondial sur le secteur d’activité du commerce de gros (commerce interentreprises) de fournitures et équipements industriels divers, comptant 14.300 salariés réparties dans plus de 100 entités industrielles et commerciales implantées dans plus de 40 pays.

Le Conseil municipal demande aux directions de l’entreprise GIRPI et de la société ALIAXIS de renoncer à leur plan social et au démantèlement du site.

Le Conseil municipal demande aux services de l’État de rejeter ce PSE.

Le Conseil municipal apporte son soutien plein et entier aux salariés de GIRPI, à leurs organisations syndicales, et en particulier à ceux dont les emplois sont aujourd’hui clairement menacés de suppression.

Retrouvez les photos des rassemblements de soutien sur la page Facebook Ville de Gonfreville l’Orcher.

- Le 23 mai.

- Le 25 mai.



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