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Risques majeurs

Une nouvelle étape du PPRT

Article mis en ligne le 23-03-2018 permalien

Le 20 mars, la Ville de Gonfreville l’Orcher et la sous-préfecture de Seine-Maritime organisaient une réunion publique pour présenter la société INHARI qui a été missionnée pour cinq ans par la Codah pour accompagner les riverains concernés par le Plan de Prévention des Risques technologiques (PPRT).


Alban Bruneau, maire, animait les débats.

Plus de deux cents personnes ont pris place dans la salle Arthur-Fleury pour participer à cette réunion attendue. Alban Bruneau, maire, a ouvert la rencontre aux côtés de Marie Aubert, sous-préfète du Havre, en présence de représentant.e.s de la Direction départementale des Territoires et de la Mer, de la Codah, de la Chambre des métiers et de l’artisanat.

Un bref résumé a resitué la genèse des PPRT qui découlent du drame d’AZF de 2001 à Toulouse. Si la loi date de 2003, c’est au bout de nombreuses années de travail et de concertation que l’imposant PPRT de la Zone industrialo portuaire (ZIP) du Havre a été approuvé le 17 octobre 2016. Après les études qui ont défini les zones dangereuses et les réflexions associant les services de l’Etat, les élus locaux, les industriels et les riverains, le temps d’effectuer les travaux de sécurisation dans les habitations proches des sites industriels est arrivé.

Un accompagnement personnalisé

L’objet de la réunion était de présenter la société INHARI qui est chargée d’accompagner les riverains dans leurs démarches. Avec soixante ans d’expérience auprès des collectivités et des particuliers, INHARI va suivre gratuitement chaque foyer dans tous les aspects administratifs, techniques, financiers des travaux, depuis le diagnostic jusqu’à la réception. Un accompagnement social est également possible. Des conseils pourront être donnés pour bénéficier d’aides concernant le confort au quotidien (isolation thermique, adaptation au vieillissement ou aux handicaps…).

Les travaux préconisés par le PPRT correspondent aux risques de surpression, aux risques thermiques ou toxiques. Chaque situation sera analysée au cas par cas. Plus de 300 propriétaires sur Gonfreville l’Orcher, Sandouville et Rogerville sont incités à réaliser les travaux nécessaires pour leur propre sécurité et pour conserver la valeur patrimoniale de leur habitation. Des travaux à effectuer dans un délai de six ans et demi pour bénéficier des remboursements promis par l’Etat, la Codah, Total plateforme de Normandie, les communes de Gonfreville l’Orcher et Rogerville, la Région et le Département.

Grâce à l’action des élus, notamment de Jean-Paul Lecoq aujourd’hui député, et des riverains gonfrevillais, soutenue par Amaris (association nationale des communes pour la maîtrise des risques technologiques majeurs), qui refusaient de voir les propriétaires payer une partie de la facture, les travaux de sécurisation seront remboursés à 100% dans la limite de 20 000€. 30% sont pris en charge par les collectivités, 30% par les industriels et 40% par l’Etat sous forme de crédit d’impôt.

Plus de deux cents personnes ont participé à la réunion.

Si les propriétaires se réjouissent du résultat des négociations qui ont conduit à la prise en charge intégrale des travaux, nombreux.ses, notamment par la voix des représentants de l’association des riverains des Côtes Blanches, s’élèvent contre le fait que la part de l’Etat repose sur un crédit d’impôt. Situation qui impliquera des avances de frais remboursables l’année suivante. « La réalité, c’est que parmi les habitants, il y a des ouvriers, des retraités. On sait aussi qu’il y a des personnes au chômage. Il n’est pas évident que les banques fassent des prêts à des gens en difficulté ou parfois déjà endettés. Il y a peut-être des solutions à étudier », a plaidé Thierry Rolland, le président de l’association. « C’est là qu’on voit qu’une banque publique serait bien utile... », a souligné Alban Bruneau.

La sous-préfète s’est engagée à sensibiliser la Banque de France et le réseau des banques locales sur cette question. Toutes les situations seront examinées par INHARI lors de l’accompagnement personnalisé.

INHARI va tenir des permanences gratuites, sans rendez-vous, dans la salle Jean-Jaurès située près de la mairie. Le lundi de 9h30 à 12h30 et le vendredi de 14h à 17h. La première permanence est prévue le vendredi 6 avril.

Pour plus d’informations pour joindre Inhari :

- Téléphone 02 32 08 13 00.

- Mail : contact@inhari.fr

- Site Internet de Inhari.

Vous pouvez aussi joindre l’association des riverains des Côtes Blanches au 06 76 82 57 16.

Téléchargez le planning complet des permanences d’INHARI en cliquant ci-dessous :

Le planning des permanences d’Inhari.


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