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Solidarité internationale

Une histoire sahraouie

Article mis en ligne le 25-01-2017 permalien

La municipalité propose une projection de Dis-leur que j’existe, un film de Manue Mosset qui retrace la lutte de Naâma Asfari, militant sahraoui injustement emprisonné. A voir le jeudi 26 janvier, à 18h, dans le cinéma de l’Espace culturel de la Pointe de Caux (ECPC) à Gonfreville l’Orcher. Entrée libre.



En 2013, Naâma Asfari a été abusivement condamné à trente ans de prison par un tribunal militaire marocain. Lors d’un procès entaché d’irrégularités, avec vingt-quatre de ses compatriotes, il a été jugé responsable de la mort de policiers lors du démantèlement du campement de protestation pacifique sahraoui de Gdeim Izik, en novembre 2010.

Le jour de son arrestation, Naâma avait en fait rendez-vous avec Jean-Paul Lecoq, maire de Gonfreville l’Orcher alors député membre de la commission des Affaires étrangères. La rencontre n’aura pas lieu. Naâma fut enlevé par la police. Jean-Paul Lecoq sera rapidement expulsé.

Après l’arrestation, Claude Mangin-Asfari, sa femme, a rendu visite à Naâma tous les trois mois dans sa prison à Rabat. En octobre, les autorités marocaines ont cependant refusé son entrée sur le territoire. Une brimade dénoncée par l’association des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat).

De visite carcérale en réunion diplomatique, de plaintes déposées pour torture en manifestation de soutien, Claude Mangin continue de militer pour obtenir la libération de son mari et pour sensibiliser sur la situation du Sahara Occidental. Construit autour des démarches incessantes pour que justice soit rendue, le film se nourrit des témoignages de proches de Naâma et de personnes présentes au procès qui fut finalement annulé par la Cour de cassation marocaine le 27 juillet dernier sous la pression d’organisations internationales de défense de droits de l’Homme.

Un procès en appel devait s’ouvrir le 26 décembre. Plus de quarante avocats de plusieurs nationalités, regroupés au sein d’un collectif international de soutien aux prisonniers politiques sahraouis, demandaient l’application du droit international humanitaire au Sahara occidental (considéré par les Nations unies comme un territoire non-autonome occupé par le Maroc depuis 1975). Après seulement quelques minutes d’audience, le procès a finalement été reporté au 23 janvier.

Teaser Paroles d'un prisonnier Sahraoui_e-graine d'images from e-graine d'images on Vimeo.

Engagée depuis 1993 dans le soutien au peuple sahraoui via notamment le jumelage avec la ville sahraouie de J’Refia, la Ville de Gonfreville l’Orcher s’associe évidemment à la campagne pour la libération des prisonniers politiques sahraouis.

La projection du film soutenu par l’association des Amis de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) et l’Acat sera suivie d’un débat avec Claude Mangin-Asfari (épouse de Naâma Asfari), Oubi Bouchraya (représentant du Front Polisario en France), Manue Mosset (réalisatrice) et Jean-Paul Lecoq (maire de Gonfreville l’Orcher).

Plus d’infos sur la page Facebook Dis-leur que j’existe et sur le site de la maison de production e-graine d’images.



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