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Amitié entre les peuples

Inauguration d’un pan du mur de Berlin

Article mis en ligne le 06-09-2016 permalien

Le 4 septembre 2016, le conseil municipal et les associations d’anciens combattants ont commémoré le 72ème anniversaire de la Libération de la Ville de l’occupation nazie. Cette année, l’inauguration d’un pan du mur de Berlin suivait les cérémonies.


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Jean-Paul Lecoq et Thomas Schmidt, maires de Gonfreville l’Orcher et de Teltow (Allemagne) ont inauguré un pan du mur de Berlin.

Comme chaque année, un premier rendez-vous était donné dans le cimetière de Gournay-en-Caux pour un dépôt de gerbes sur les tombes des soldats britanniques tués lors de la libération de la ville. Rejoints par Thomas Schmidt, maire de Teltow, ville jumelle allemande, les officiels se sont rendus ensuite devant le Monument aux Morts où de nouvelles gerbes ont été déposées pendant que la chorale de l’UNRPA entonnait La Marseillaise.

Emmenée par la batterie fanfare de Montivilliers/Gonfreville l’Orcher, l’assistance est partie en cortège jusqu’au Chemin-Vert. Au bout de la promenade Nelson-Mandela. En fin de semaine, un pan du mur de Berlin offert par la Ville de Teltow y avait été installé. Une mise en place vue comme la première étape d’une démarche historique et pédagogique qui sera par la suite développée pour mettre en lumière toutes les luttes pour la liberté.

Jean-Paul Lecoq, maire et conseiller départemental, a rappelé l’histoire du mur de Berlin construit, en pleine guerre froide, dans la nuit du 12 au 13 août 1961. Ce mur, détruit en 1989, reste aujourd’hui un traumatisme pour nombre de Berlinois et d’Allemands. Le pan posé à Gonfreville l’Orcher provient d’Allemagne de l’Est. Teltow, ville jouxtant Berlin, était alors située dans l’ex-RDA. Moins coloré que le mur donnant sur Berlin Ouest, ce morceau a attendu 2015 pour être décoré par les élèves de l’école d’art de Teltow dirigée par Hans-Jürgen Brauer.

« Aucun mur n’a jamais réglé quelque conflit que ce soit, a souligné Jean-Paul Lecoq. Comme le mur de Berlin, nous souhaitons bien évidemment que tous les murs tombent un jour. Vous remarquerez que nous avons positionné ce pan de mur de manière oblique pour évoquer la chute. » Parmi ces murs de la honte que l’Histoire pourrait aussi balayer un jour, figurent notamment ceux construits par Israël en Palestine ou par le Maroc au Sahara Occidental.

En signe d’espoir, Thomas Schmidt a souligné que ce vestige qui a longtemps séparé les peuples est à présent l’occasion de rapprochements puisque de nombreuses villes dans le monde ont des bouts du mur et s’en servent pour conduire des initiatives en faveur de la liberté et de la paix.

La cérémonie au Chemin-Vert qui s’est conclue par un chant sur Nelson Mandela interprété par la chorale de l’UNRPA marquait par ailleurs un anniversaire. « Nous célébrons cette année les 50 ans du jumelage entre nos deux villes, a conclu Jean-Paul Lecoq. Mais, en 1989, à la chute du mur de Berlin, la toute nouvelle municipalité de Teltow n’avait pas souhaité poursuivre un jumelage initié par l’ancienne équipe avec une ville « communiste ». En tant que « communistes », nous étions assimilés à ce douloureux passé et aux excès du régime de la RDA. Ainsi, notre jumelage a bien failli s’arrêter avec la chute du mur. Heureusement, les élus de Teltow ont compris avec le temps quelles étaient nos valeurs humanistes, ce qui a permis de renouer des liens forts et fraternels. »

A voir l’accolade chaleureuse échangée par les deux maires actuels durant la cérémonie et à entendre les propos de Thomas Schmidt sur la qualité des échanges construits depuis entre les deux villes, on peut être certains que la voie de la confiance et du partage a été la bonne.

Retrouvez l’album photos des cérémonies et de l’inauguration sur la page Facebook Ville de Gonfreville l’Orcher.



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