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Non aux fermetures de classes !

Article mis en ligne le 08-03-2016 permalien

Quatre fermetures de classes sont annoncées à Gonfreville l’Orcher. Du jamais vu ! Parents d’élèves et élus se mobilisent. Des actions sont prévues jeudi 10 et vendredi 11 mars.


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Les parents d’élèves et le maire ont écouté les "hypothèses de travail" de l’Inspection académique.

Trois classes maternelles (Jean-Jaurès, Turgauville, Arthur-Fleury) et une classe primaire (Gournay-en-Caux) sont concernées. Une situation incompréhensible pour la municipalité alors que la commune est en expansion. Une situation jugée inacceptable par les parents d’élèves qui se sont aussitôt mobilisés pour sortir un tract appelant à la mobilisation.

« L’Education nationale considère qu’il y a trop d’écoles dans notre ville. Non aux classes surchargées et à la perte de qualité d’enseignement, oui au maintien de la scolarité des enfants dès 2 ans, oui au maintien de toutes nos écoles, de toutes nos classes, de tous nos enseignants et de nos Atsem », peut-on lire sur le flyer par ailleurs disponible et très bien partagé sur la page Facebook Ville de Gonfreville l’Orcher.

Comme c’est l’usage, Jean-Michel Saglio, inspecteur de l’Éducation nationale pour la circonscription Havre sud, est venu présenter les « hypothèses de travail » à Jean-Paul Lecoq, maire, le 7 mars. Les parents d’élèves en ont profité pour demander des éclaircissements. Pour éviter certaines fermetures, l’idée de l’Education nationale serait de réunir des écoles maternelles et primaires qui auraient ainsi des directions uniques. Les écoles Arthur-Fleury et Turgauville sont visées. Ce que les parents d’élèves refusent d’emblée en dénonçant une expérimentation dangereuse doublée d’un « chantage ».

Jean-Paul Lecoq a rappelé l’histoire de l’école Arthur-Fleury. « Il y a une quinzaine d’années, des gens ne voulaient plus mettre leurs enfants dans cette école. Grâce au travail des deux directrices et à leurs équipes, l’école a retrouvé ses lettres de noblesse. Chez nous les instits sont stables et connaissent bien les enfants. C’est notre richesse. Si notre ville doit être expérimentale, cela doit toujours être pour le bien-être des gamins. Il faut rappeler que c’est à l’école maternelle que tout se joue. Si cela se passe mal, s’il y a des gamins qui restent dans un coin, c’est fichu pour l’avenir. »

La discussion, parfois tendue, n’ayant pas rassuré les parents d’élèves, ils maintiennent leur mouvement en fin de semaine.

- Le jeudi 10 mars, toutes les écoles de la ville, maternelles et primaires, seront occupées. Les enfants seront accueillis, mais les enseignants ne feront pas classe. Seules les sorties scolaires habituelles seront maintenues ainsi que la cantine.

- Le vendredi 11 mars, jour de la tenue du Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN) qui étudie ouvertures et fermetures de classes, ce sera journée écoles mortes. Il n’y aura ni ramassage scolaire, ni cantine, ni accueil. Seule la sortie des CE2 de l’école Arthur-Fleury est maintenue.

Selon Jean-Michel Saglio, inspecteur de l’Éducation nationale, la réunion du CDEN n’est qu’un point d’étape. « Aucune décision ne sera prise jeudi », a-t-il affirmé à des parents d’élèves méfiants. Avec le soutien des élus gonfrevillais, ils seront vigilants pour défendre des écoles situées dans un secteur inscrit dans les dispositifs encadrés par la Politique de la Ville. « L’Etat nous donne des moyens pour investir notamment dans la réussite éducative, a souligné Jean-Paul Lecoq. Où est la cohérence ? L’Etat finance le PRE pour rattraper la casse. C’est bien, mais le mieux ne serait-il pas d’éviter la casse ? »

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Le tract diffusé par les parents d’élèves.


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