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Solidarité internationale

La solidarité avec J’Refia se poursuit

Article mis en ligne le 21-12-2015 permalien

Une délégation gonfrevillaise s’est rendue dans le camp de réfugiés sahraouis de J’Refia frappé par de terribles intempéries fin octobre et début novembre. Une conférence de presse a fait le point vendredi.


La délégation gonfrevillaise à son arrivée dans le camp de J’Refia.

Charles Pitte, conseiller municipal, Pierre Lebas et Serge Le Bret, président et vice-président du comité de jumelage ont passé, mi-décembre, plusieurs jours dans le camp de J’Refia, ville jumelée avec Gonfreville l’Orcher. En présence de Jean-Paul Lecoq, maire, ils ont raconté leur voyage. « Avant de partir, nous avions vu circuler des images terribles après les pluies qui ont provoqué de graves inondations. Quand nous sommes arrivés sur place, nous avons constaté que c’est encore pire que ce que nous imaginions », commence Pierre Lebas.

La mairie de J’Refia après les pluies.

Pendant onze jours, la pluie est tombée sans discontinuer dans ce désert souvent si aride. Les nappes phréatiques étant saturées, l’eau a déferlé sur les camps. Des rues se sont transformées en torrents. Les maisons, les écoles, le collège, la mairie de J’Refia ont littéralement fondu. Les briques en terre non cuite n’ont pas résisté à l’assaut des éléments. 90% des bâtiments sont tombés. L’armée algérienne est venue raser les murs branlants qui menaçaient de s’écrouler. Par chance, il n’y a eu aucune victime.

Lors du conseil municipal du 9 novembre, la Ville de Gonfreville l’Orcher a voté dans l’urgence une aide financière qui va transiter via le comité de jumelage (15 000 euros), le Secours populaire (10 000 euros) et l’association des Amis de la République arabe sahraouie démocratique (10 000 euros). A la demande des réfugiés sinistrés, suite à une visite du camp avec la maire de J’Refia, la délégation gonfrevillaise a déjà donné 4 000 euros pour lancer la reconstruction. Ce qui représente l’équivalent de 6m2 de mur par famille. Près de deux cents kilos de thé vert ont également été achetés.

La distribution de thé vert acheté par la délégation gonfrevillaise.

« L’agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) ont apporté des tentes pour abriter la population, les écoles et l’administration. Les gens ressortent aussi des khaïmas, les tentes traditionnelles, vieilles de quarante ans. C’est un retour en arrière de plus de vingt ans ! », déplore Serge Le Bret.

Malgré les apparences, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle. Ce drame est la conséquence de la politique inqualifiable de l’Etat marocain. « Si les réfugiés sahraouis étaient restés chez eux au Sahara Occidental, il pleuvrait parfois dans le désert et ça ne dérangerait personne », souligne Jean-Paul Lecoq, maire, en rappelant que c’est bien la colonisation marocaine qui a poussé à l’exil des dizaines de milliers de Sahraouis qui vivent dans des conditions extrêmes été comme hiver. Une situation qui dure depuis la Marche Verte entreprise par le roi Hassan II en novembre 1975.

Au-delà de l’aide humanitaire immédiate indispensable, il est nécessaire de voir plus loin. « Le plus simple serait que l’ONU fasse appliquer ses résolutions et organise un référendum qui permettrait au peuple sahraoui de choisir sa destinée, reprend Jean-Paul Lecoq. La France, soutien inconditionnel du pouvoir marocain, est l’une des clés pour qu’une solution pacifique et durable soit trouvée. Si la France aime vraiment le Maroc, elle doit l’aider à décoloniser et non le laisser s’enfermer dans une logique coloniale. »

Une logique qui met à mal les Sahraouis exilés dans le désert algérien et expose ceux qui sont restés chez eux à toutes sortes d’humiliations, de violences, de procès scandaleux. Une situation explosive qui ne pourra plus durer longtemps. Des deux côtés du mur de la honte construit par le Maroc, les voix des jeunes générations se font entendre à l’occasion du congrès du Front Polisario qui est en cours. Moins patients que leurs aînés, certains jeunes n’excluent pas de reprendre la lutte armée.

Néanmoins, des lignes bougent. Le 10 décembre, la cour de justice européenne a enfin donné raison au Front Polisario en annulant l’accord commercial qui liait l’Union européenne et le Maroc au mépris des lois internationales qui ne permettent pas la spoliation des pays occupés. Une raison d’espérer ? L’avenir le dira.

La collecte de solidarité est prolongée.

En attendant, la solidarité ne doit pas faiblir. Vous pouvez vous associer à l’élan porté par la municipalité de Gonfreville l’Orcher et le comité de jumelage en participant à la collecte menée en lien avec le Secours Populaire.

Une urne est votre disposition dans le hall de la mairie si vous désirez déposer des chèques libellés à l’ordre de : « Solidarité Réfugiés Sahraouis » (une attestation de don pour déduction fiscale sera remise en retour). Il est également possible d’envoyer ces chèques à Annie Lecoq/Secours Populaire 4bis rue des Côtes-Blanches 76700 Gonfreville l’Orcher.

Retrouvez plus de photos sur la page Facebook Ville de Gonfreville l’Orcher.



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