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Mobilisation

Une journée « écoles mortes » en vue à Gonfreville l’Orcher

Article mis en ligne le 16-01-2015 permalien

Composé de parents d’élèves, d’enseignants, de personnels des écoles et d’élus, le collectif contre la sortie du RRS/REP de Gonfreville l’Orcher est ressorti déçu de sa rencontre avec l’inspecteur d’académie, le 14 janvier, à la Maison de l’Education du Havre. De nouvelles initiatives sont envisagées. Une opération « écoles mortes » sera organisée le 21 janvier.


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Le collectif contre la sortie du RRS/REP a manifesté dans la cour de la Maison de l’Education le 14 janvier.

Une soixantaine de personnes était au rendez-vous fixé devant la Maison de l’Education du Havre pour épauler la délégation qui était reçue par l’inspecteur d’académie. Jean-Paul Lecoq, maire, Charles Pitte, conseiller municipal, et trois parents d’élèves ont exposé leurs arguments pendant plus d’une heure trente pendant qu’à l’extérieur, dans le froid, le bruit des tambours, des sifflets et des klaxons résonnait.

A la sortie de la délégation, les visages étaient graves. Les porte-paroles n’ont visiblement pas été entendus. Aucun écho satisfaisant n’a été recueilli pour lever les craintes sur la sortie du réseau d’éducation prioritaire de la maternelle de Turgauville, de la maternelle et de la primaire de Gournay-en-Caux. Rien non plus sur la fin annoncée de la scolarisation des enfants de moins de trois ans (promesse de campagne du candidat François Hollande). Rien sur les classes surchargées à double ou à triple niveaux. Rien sur le peu de fiabilité des calculs basés sur des statistiques Insee de 2009.

« Depuis 2009, la situation économique a évolué dans le mauvais sens, a expliqué Jean-Paul Lecoq. Le taux de chômage a hélas augmenté. Par ailleurs, la moyenne des revenus des gens qui mettent leurs enfants à l’école n’a rien à voir avec celle des habitants du quartier. Il y a là des gens plus aisés qui ne mettent plus leurs enfants à l’école, des retraités, des couples sans enfant... »

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La délégation est ressortie déçue de son rendez-vous avec l’inspecteur d’académie.

A chaud dans la cour de la Maison de l’Education ou dans la soirée lors de l’assemblée générale qui s’est tenue dans la salle des fêtes de la mairie, le collectif a fait le point en tentant de décrypter les petites phrases entendues dans l’après-midi. Ainsi, il leur a été dit que, dans certaines communes de la région, des transports scolaires sont assurés pour les enfants de maternelle. Une réplique qui laisse par exemple penser que la maternelle de Gournay-en-Caux pourrait fermer. Les enfants seraient alors dirigés vers les écoles du plateau en bus…

Autre réplique entendue dans la bouche de l’inspecteur d’académie : « Ce n’est pas une honte de sortir de l’éducation prioritaire ». Une phrase qui semblerait dire que les jeux sont faits avant même la date du 20 janvier où tout serait décidé en haut lieu.

« On nous reçoit parce que nous avons bloqué les écoles lundi matin, constate une mère d’élève. Mais nous avons participé à une réunion boîte aux lettres. On nous a dit que nos questions seront transmises, on se moque de nous. Si on s’arrête là, c’est comme si on n’avait rien fait. » Pas question pour le collectif de baisser les bras. « Je n’accepte pas qu’une génération profite d’un bon système d’éducation et que la suivante soit sacrifiée pour des raisons financières, explique Jean-Paul Lecoq. C’est une logique débile. Là, on a quelque chose qui fonctionne, qui améliore les résultats des enfants et dont l’Education nationale peut être fière. Pourquoi tout casser maintenant ? Pour moi, l’éducation est un investissement, pas un coût.  »

Dans les prochains jours, pour renforcer encore la mobilisation des parents qui craignent que le collège Gustave-Courbet soit également menacé à moyen terme, le collectif va aller à la rencontre des familles qui n’ont pas encore bien saisi les enjeux du combat en faveur de l’éducation prioritaire. Parallèlement, un rendez-vous a été demandé au rectorat.

L’actualité vient apporter un argument de poids. « Suite à l’attentat contre Charlie Hebdo, tous les médias soulignent l’importance de l’éducation dans la formation des citoyens de demain, soutient une mère. Et c’est à ce moment-là qu’on veut enlever les moyens nécessaires à l’éducation de nos enfants ?  »

Solidaire des parents et des enseignants depuis le début, via notamment une motion votée à l’unanimité par le conseil municipal, la municipalité a fait poser des banderoles aux entrées de la Ville pour dénoncer la sortie des trois écoles du réseau d’éducation prioritaire. Les élus seront à nouveau dans l’action aux côtés des parents pour la journée école morte qui se déroulera le mercredi 21 janvier. Les familles sont invitées à ne pas mettre leurs enfants à l’école ce jour-là.

La prochaine assemblée générale du collectif contre la sortie du RRS/REP est prévue le jeudi 22 janvier, à 18h, dans la salle des fêtes de la mairie.



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