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Nous sommes Charlie

Unis pour défendre la liberté d’expression

Article mis en ligne le 08-01-2015 permalien

Le 7 janvier, un attentat meurtrier a frappé la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo. Le 8 janvier a été déclaré « journée de deuil national » par François Hollande. Elus, agents municipaux et habitants se sont réunis devant la mairie pour un temps de recueillement. Le drapeau français a été mis en berne pour trois jours.


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Un moment de recueillement émouvant devant la mairie.

12 morts, 11 blessés, dont 4 grièvement. L’attentat du 7 janvier a décimé la rédaction de Charlie Hebdo. Parmi les morts, figurent les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré, les chroniqueurs Bernard Maris et Elsa Cayat, le correcteur Mustapha Ourad... Deux policiers ont également été tués.

Plus de cent personnes, élus, agents des services municipaux, habitants, étaient présents devant la mairie à midi pour exprimer leur peine. Emu, Jean-Paul Lecoq, maire, a ouvert le rassemblement en citant un extrait de la chanson de Georges Brassens, Mourir pour des idées.

« Encore s’il suffisait
De quelques hécatombes
Pour qu’enfin tout changeât,
Qu’enfin tout s’arrangeât !
Depuis tant de "grand soir"
Que tant de têtes tombent,
Au paradis sur terre
On y serait déjà.
Mais l"âge d’or sans cesse
Est remis aux calendes
Les Dieux ont toujours soif,
N’en ont jamais assez
Et c’est la mort, la mort
Toujours recommencée
Mourons pour des idées
D’accord, mais de mort lente,
D’accord
Mais de mort lente.
 »

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Les personnes présentes avaient des autocollants "Je suis Charlie" sur leurs habits.

Avant d’observer une minute de silence, Jean-Paul Lecoq a également fait la déclaration que nous reproduisons ci-dessous.

Mesdames, Messieurs,

Merci d’avoir répondu à l’appel du Président de la République.

Aujourd’hui, la France est en deuil. La France est sous le choc, le chagrin et la colère.

La municipalité de Gonfreville l’Orcher condamne les assassinats perpétrés hier contre la rédaction de Charlie-Hebdo qui nous ont plongés dans l’horreur et la peine. Dès hier soir, à travers tout le pays, nous étions des milliers d’hommes et de femmes à nous rassembler en hommage à toutes les victimes - journalistes, dessinateurs, policiers - décédées et blessées, dont plusieurs sont entre la vie et la mort.

Sans distinction de pensées philosophiques et politiques, de convictions religieuses, croyants, athées, nous avons su faire bloc, afin de leur témoigner notre soutien, ainsi qu’à leurs familles, à leurs proches, en condamnant cette atrocité et en refusant de céder à la barbarie.

Beaucoup de journaux titraient ce matin « la liberté assassinée ». Quand un journal est visé, quand des criminels massacrent des vies pour tuer la liberté d’expression, oui, c’est la liberté qu’on assassine, c’est la République et la démocratie qui sont touchées.

Tous ces journalistes avaient la passion de l’information et de la liberté d’expression. Les terroristes ont voulu faire taire le monde de la caricature, de l’impertinence, de l’humour, de l’amour de la vie.

Ce drame appelle à nous dresser encore plus fortement, par millions, pour exprimer partout dans le pays, notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité et à ne jamais céder aux amalgames, aux stigmatisations et à rejeter fermement les incitations à la haine et à toutes formes de racisme.

La liberté doit être plus forte que la haine, parce qu’aujourd’hui, chacun d’entre nous peut dire « JE SUIS CHARLIE » et nous avons à cœur de continuer à faire vivre les idéaux de ces hommes et cette femme qui avaient l’amour de la vie et le respect des autres.

Au nom des valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité de la République, nous voulons juste que justice soit rendue : que les auteurs de ce crime ignoble soient arrêtés et jugés à la hauteur de leurs actes.

Je vous invite à participer à toutes les initiatives qui vont se poursuivre, dans les prochains jours, dans un esprit de rassemblement de tous les citoyens pour que jamais nous n’oublions ce drame humain, par solidarité pour celles et ceux qui aujourd’hui sont dans la douleur, qui ont l’amour de la liberté.

Un nouveau rassemblement aura lieu le samedi 10 janvier, à 15h, dans les jardins de l’Hôtel de Ville du Havre.



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