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La Ville de Gonfreville l’Orcher au secours d’Isoplas

Article mis en ligne le 19-11-2013 permalien

A l’unanimité, le 18 novembre, le conseil municipal de Gonfreville l’Orcher a décidé de prêter 400 000 euros à la société Isoplas pour sauver l’emploi des 174 salariés de l’entreprise harfleuraise. Une première nationale.


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La Ville de Gonfreville l’Orcher veut sauver l’emploi des 174 salariés d’Isoplas.

La société huis Clos est en liquidation judiciaire. Sa filiale Isoplas basée à Harfleur est fatalement touchée malgré les atouts dont elle dispose pour poursuivre son activité. Cette entreprise à un savoir faire évident dans le domaine des menuiseries PVC et aluminium. Forte de 174 salariés qualifiés, Isoplas est viable. Le carnet de commandes est bien garni pour les prochains mois. Il faut sauver d’urgence cette entreprise dans un bassin d’emploi déjà durement touché par le chômage.

Une table ronde s’est tenue à la sous-préfecture du Havre le 4 novembre avec des représentants de la Région, du Département, des villes d’Harfleur et de Gonfreville l’Orcher. Le constat est clair. Les banques refusent de prêter les 400 000 euros dont l’entreprise a immédiatement besoin. La Codah ne se saisit pas du dossier alors qu’elle n’avait pas hésité à donner 100 000 euros à Total, une entreprise qui n’est pourtant pas en difficulté...

Parallèlement, le ministre du Redressement productif a récemment évoqué l’idée de possibles interventions de l’Etat lors de situations critiques liées à la défaillance des banques. Une solution qui pourrait être débattue prochainement à l’Assemblée nationale. Isoplas n’a cependant pas le temps d’attendre. C’est ce caractère d’urgence qui a amené, le 18 novembre, le conseil municipal de Gonfreville l’Orcher à voter à l’unanimité le prêt d’une avance de trésorerie remboursable sous le contrôle des services de l’Etat.

Il y a les discours et les actes... a relevé le maire. Ça ne s’est jamais passé nulle part ce que nous faisons, mais il faut bien que ça commence quelque part. Quand les banques abandonnent les entreprises, l’Etat doit faire la banque. Il faut bien ouvrir une porte le temps que tout rentre dans l’ordre pour sauver 174 salariés d’une entreprise viable. Il s’agit d’un prêt relais pour que l’entreprise puisse honorer ses commandes. Les collectivités peuvent suppléer temporairement. Les choses n’ont jamais été posées comme ça, mais ça ne veut pas dire que c’est interdit. Sur sa trésorerie, la Ville de Gonfreville l’Orcher met donc 400 000 euros à la disposition du commissaire au redressement productif.”



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